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Cohésion sociale - Journée annuelle de la Plateforme sanitaire et sociale des Hauts-de-France

Article Actualités 27/01/2020

Plus de 80 personnes issues du milieu institutionnel et professionnel de l’action sanitaire et sociale ont répondu à l’invitation pour échanger et partager, jeudi 23 janvier, sur les diverses manières d’associer les citoyens au développement des politiques publiques et à l’observation des phénomènes sociaux

Introduite par André BOUVET, Directeur régional de la jeunesse des sports et de la cohésion sociale des Hauts-de-France, Gwen MARQUÉ, Directeur adjoint de la stratégie et des territoires à l’Agence régionale de la santé des Hauts-de-France et Cécile Carra, Professeure de sociologie, chargée de mission santé et société à l’Université d’Artois ; et construite par la Plateforme sanitaire et sociale de Hauts-de-France, cette journée a été riche en partage de connaissances et retours d’expériences. Rodolphe Dumoulin, Commissaire à la lutte contre la pauvreté dans les Hauts-de-France, et Nadia ROUACHE, Directrice de la santé au Conseil régional des Hauts-de-France ont conclu cet événement qui se déroulait au sein de l’Université d’Artois à Arras.

Myriam Bachir, Maître de conférences en sciences politiques à l’Université de Picardie Jules Verne, a ouvert le débat avec une conférence sur les concepts et outils atour de la participation.
Prenant acte d’une crise progressive de confiance des sociétés démocratiques occidentales dans la représentation, Myriam Bachir rappelle qu’une partie croissante des citoyens demandent, au-delà des revendications économiques et fiscales, une coopération constructive dans le débat démocratique.
Les solutions existent ; de la consultation à la co-construction, et les différentes variantes ont été définies.
La conférence a aussi appuyé sur le risque de laisser lettre morte les résultats de ces démarches, et invité les décideurs à considérer sérieusement la question politique de la participation citoyenne des habitants en reconnaissant la légitimité des initiatives qui viennent du bas et qu’ils ne contrôlent pas ; pour ne pas amplifier la défiance.

Après cet apport théorique, le reste de la journée a porté sur la présentation de démarches de participation concrètes.

Des chercheurs et des citoyens ont témoigné sur la démarche mise en œuvre à Montigny-en-Gohelle par HADéPaS (Handicap, autonomie et développement de la participation sociale) qui réalise des travaux de recherche sur le handicap, le vieillissement et la participation sociale de différents publics. L’unité de recherche associe à ses travaux les personnes en situation de handicap ou en perte d’autonomie et leurs entourages personnels, professionnels, sociaux : elle collabore avec eux dans la définition de ses recherches. Elle vise à produire des connaissances qui permettent aux personnes concernées de s’émanciper et de développer leur pouvoir d’agir sur leurs conditions de vie, le plus loin possible, à la mesure de leurs capacités.

Le collectif de travailleurs sociaux et de personnes accompagnées de l’Unité territoriale de prévention et d’action sociale (UTPAS) de Bailleul-Merville, l’Atelier Humanicité de l’Institut catholique de Lille et le département du Nord, ont exposé leurs démarches et discuté leurs applications concrètes d’association des citoyens dans leurs actions.

L’Atmo, le Conseil régional, l’APPA (Association pour la prévention de la pollution atmosphérique) et l’ARS ont présenté différentes modalités d’association à des dispostifs d’observation. Les échanges ont porté sur la manière dont les applications de signalement (odeurs, pollens, zones blanches mobiles), le confiage de capteurs intérieurs ou extérieurs (qualité de l’air), les méthodes qualitatives (patient traceur) avec et par les citoyens apportent des sources alternatives de données, et participent de l’intégration et de l’acceptation des enjeux et problématiques sociétales et environnementales.

Enfin, Amiens Métropole, la Communauté urbaine de Dunkerque et la CRSA (Conférence régionale de la santé et de l’autonomie) ont décrit leurs méthodes pour associer les jeunes, les habitants et les usagers à la construction de projets comme Amiens capitale européenne de la jeunesse, la refonte du schéma de transport collectif du Dunkerquois, la participation active des patients et des usagers à la sécurité des soins.

L’ensemble des débats a démontré que les démarches participatives étaient possibles, et que les outils et méthodes associés étaient matures. De manière générale, l’association des citoyens aux processus d’observation, de construction ou d’action contribue à l’acceptabilité des décisions. En revanche, les participants s’accordent sur la nécessité d’avoir une vigilance particulière sur le niveau d’attente créé en contrepartie de l’engagement réalisé par le citoyen.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la Plateforme sanitaire et sociale des Hauts-de-France.