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Les besoins sanitaires et sociaux des résidents de pensions de famille

Article LES CAHIERS DE LA DRJSCS 25/10/2016

Subventionné par la DRJSCS, APRADIS Picardie a réalisé une étude sur les résidents de pensions de famille dans l’ex-Picardie : Aisne, Oise et Somme.

A la demande de la DRJSCS, APRADIS Picardie a réalisé une étude sur les résidents de pensions de famille dans l’ex-Picardie : Aisne, Oise et Somme.


D’après le Code de la construction et de l’habitation, une pension de famille est un logement-foyer tel que défini par les articles L. 633-1 et suivants dudit code, à savoir « un établissement destiné au logement collectif à titre de résidence principale de personnes dans des immeubles comportant à la fois des locaux privatifs meublés ou non et des locaux communs affectés à la vie collective ». Il s’agit bien de logement, et non pas d’hébergement.


Mais les pensions de famille ne sont pas un simple logement puisque les résidents y sont encadrés par un ou plusieurs professionnels. Les missions de ces derniers, nommés "hôtes", sont définies dans la circulaire n° 2002-595. Ainsi, une pension de famille est constituée de plusieurs logements regroupés au sein d’un même lieu et les hôtes y « jouent un rôle primordial d’animation et de régulation de la vie quotidienne de la maison ».


En lien avec ces différents constats de terrain, la DRJSCS a souhaité avoir une analyse précise et objectivée des situations rencontrées, notamment des besoins sanitaires et sociaux des besoins des résidents de pensions de famille et des réponses qui leur sont apportées.


Pour réaliser cette étude, APRADIS a donc consulté les rapports d’activités des pensions de famille de Picardie, puis réalisé des entretiens auprès d’un panel de 10 structures. Trois types d’entretiens étaient planifiés : des entretiens collectifs et individuels des résidents et des entretiens des hôtes.


Au final, le rapport présente le profil-type des établissements (organisation et fonctionnement) et de leurs résidents (profil sociodémographique, vie familiale et sociale, situation professionnelle et financière et état de santé).


Cette étude met clairement en avant les bienfaits des pensions de famille pour des personnes fortement désocialisées ou, comme le prévoit la circulaire précédemment citée (n° 2002-595), pour des « personnes à faible niveau de ressources, dans une situation d’isolement ou d’exclusion lourde, et dont la situation sociale et psychologique, voire psychiatrique, rend impossible à échéance prévisible leur accès à un logement ordinaire ». Il y a une vraie utilité sociale de ces structures.


Enfin, le rapport présente certaines préconisations afin d’améliorer le fonctionnement des pensions de famille.